Wes Lang + Eddie Martinez – Just Landed
25/04/2009 - 23/05/2009

aliceday a le plaisir de proposer une exposition de dessins de deux jeunes artistes de Brooklyn Eddie Martinez (né en 1977) et Wes Lang (né en 1972). Liés par une amitié profonde et une admiration réciproque, leur travail se fonde dans une culture commune « street », un sens de l‘humour et de l’immédiateté et un côté inachevé et brut. Proches des artistes Jules de Balincourt et Javier Pinon avec lesquels ils partagent idées artistiques et goûts musicaux, ils forment une bande de copains très soudés.
Wes Lang se différencie par certaines thématiques récurrentes : l’histoire de l’origine des Etats Unis, à travers les « native Americans », la représentation de la mort et la religion. Il exerce ses talents de dessinateur sur des papiers ayant appartenu à sa famille ou des couvertures de magazines. Son imaginaire se nourrit de ses nombreuses recherches sur le web et de ses achats de livres et périodiques via notamment le site ebay. Son style est tout à la fois empreint des caricatures de Saul Steinberg que de la naïveté du peintre et illustrateur suédois Jockum Nordström. Féru de musique rock, il intègre régulièrement dans ses dessins les paroles des chansons qu’il écoute. Les titres de ses œuvres dénote enfin un trait humoristique comme « Here is the feast », un dessin représentant un monstre très BD entouré de crânes, de la mort et de divers personnages issus de l’histoire américaine.
Eddie Martinez quant à lui se cantonne dans un registre qu’on qualifierait plutôt digne de l’art brut : en effet, il s’attache à représenter son environnement quotidien dans des dessins et peintures à la composition chargée, sans perspective et au style coloré, naïf et spontané. Héritier de la culture pop, il a développé son propre style avec une iconographie personnelle de motifs qu’il répète et transforme comme ces figures monolithiques aux yeux immenses ou ces crânes. Grand admirateur de Matisse, il fonde l’essentiel de son travail dans la couleur même, capable de mélanger différentes techniques comme l’acrylique, l’huile, le pastel et la bombe de peinture. La matière picturale est particulièrement remarquable : en effet, il s’amuse à coller divers papiers découpés afin de rajouter encore une couche au dessin même.
Dans certains thèmes traités, on retrouve chez Wes Lang et Eddie Martinez outre le trait parfois la gravité, la dérision et ce sens de l’immédiateté que l’on a pu voir chez Stéphane Mandelbaum trop tôt disparu chez nous.
 
Project space : GDM, galerie de Multiples, Paris
gdm, galerie de multiples a été créée afin de participer à la démocratisation de l'art contemporain en rendant plus accessible l'acquisition d'œuvres. Depuis 6 ans, la galerie a produit et diffusé des œuvres originales multiples. Son travail n'est pas lié à un médium ; si elle édite des œuvres sur papier (sérigraphies, lithographies, photographies, etc.), elle produit aussi des œuvres utilisant tout type de matériaux (chaîne et caoutchouc avec Monica Bonvicini, matériel électrique avec Matthew McCaslin, faïence émaillée avec Xavier Veilhan, etc.).
La galerie est heureuse de travailler avec des artistes de notoriété internationale (Daniel Buren, Jason Dodge, Peter Downsbrough, Tatiana Trouvé,...) et tout autant avec des artistes émergents (Isabelle Cornaro, Xavier Theunis, Maxime Rossi,... ).
Cette ambition, la galerie n’a pu la poursuivre qu’avec la complicité des artistes. Si les artistes ont immédiatement adopté son projet, ils ont été rejoints par les collectionneurs. La rigueur de la sélection des œuvres et des artistes, l’exigence qu’elle a à cœur de respecter dans chacune des étapes de son travail (production des œuvres, exposition de groupe ou personnelle, accueil du public,...), la complicité qui la lie aux artistes les plus exigeants, ont convaincu et convainc les collectionneurs - aguerris ou débutants -  du sérieux de son travail et de l’intérêt des œuvres présentées.