Charlotte Beaudry
Skin Deep
10/09/2011 - 22/10/2011

Skin deep, the new exhibition of Charlotte Beaudry at aliceday opens on the depiction of an outsize carnival mask, on palpable anxiety, focusing on its hidden side which is never show, that secret place where we flee to put on, psychically, our external face.
Having always had objects and portraits taking turn about in the work, Charlotte Beaudry begins from this concealed object / portrait - as in her representations of young women where the teenagers are, in some way, obscured - and sets in motion a series around certain attributes, consequential or ambiguous, of the mask (hiding, protection, isolation, illusion).
Symbol of taking distance and lack of inhibition, this  one allows in its treatment by Charlotte Beaudry, entrance to its image not frontally but by revealing the reality which hides behind.
Treated in various sizes and supports, masks shown from various angles take on multiple allures which impose a distance and offer new images of a reality of uncertain outlines, sensations also felt in front of this large, inverted, rainy landscape: is it abstract art, is it the reverse side of a canvas? So many games on the real which make the disquieting strangeness re-appear.
 
 
Skin deep, la nouvelle exposition de Charlotte Beaudry chez aliceday s’ouvre sur la représentation d'un masque de carnaval démesuré, d’un réel inquiétant, focalisé sur sa face cachée, celle qu’on ne montre jamais, celle où l’on s’engouffre et que l’on occulte, pour endosser psychiquement la face extérieure.
Ayant toujours alterné un travail sur les objets et les portraits, Charlotte Beaudry est partie de cet objet/portrait camouflé — comme dans ses représentations de jeunes filles où les adolescentes sont, d’une certaine façon, occultées — pour décliner une série autour de certaines fonctions corollaires ou ambiguës du masque (dissimulation, protection, isolation, illusion). Symbole de prise de distance et désinhibition, celui-ci permet, dans son traitement par Charlotte Beaudry, d’entrer dans une image non pas frontalement mais en dévoilant la réalité qui se cache derrière.
Traités dans différents formats et supports, les masques montrés sous des angles variés prennent des allures multiples qui imposent une distance et offrent des images nouvelles d’une réalité aux contours incertains, sensation également éprouvée face à ce grand paysage de pluie inversé : est-ce une peinture abstraite, est-ce une toile à l’envers ? Autant de jeux sur le réel qui en font ressurgir l’étrange inquiétude.